Cauchemar ferroviaire

Bonjour tout le monde.

Pour commencer, sachez que cet article sera un exercice de style : je vais tenter de le faire sans utiliser de mots comportant un accent. C’est le fait de le commencer sur un ordinateur muni d’un clavier japonais, qwerty, avec lequel mettre des accents est laborieux, qui me l’inspire. Je sais que vous vous ferez un malin plaisir de me signaler la moindre erreur.

Voici un gif bonus :

Et sinon, pour le fond, j’avais envie de parler des divers ennuis que peut rencontrer un voyageur dans le subway (oui, j’aurais mieux fait de tenter cet exercice de style sur un article dont le sujet principal ne prend pas d’accent…) de Tokyo (orthographe correcte sans accents sur les o, ouf). Je me propose donc de relater un trajet catastrophique imaginaire condensant la plupart des contretemps que pourrait rencontrer un voyageur non averti. La ratp vous ennuie, eh bien estimez-vous heureux. Je circule dans Tokyo quotidiennement depuis 1 mois et je dois encore rester sur le qui-vive en permanence au moindre trajet, pour la moindre correspondance. Comme d’habitude, je parle non seulement des trajets de  l’hypercentre mais aussi (et surtout, parce que c’est ce qui est marrant) de tout le reste de la ville, couvert par d’autres compagnies ferroviaires. Et ce sera totalement excessif, of course.

Pour commencer par le commencement, je suis gentil, admettons que vous trouvez sans encombre le quai de la bonne direction de la bonne ligne. Vous avez fait le trajet sur internet, vous avez retenu le terminus de la ligne dans la direction qui vous concerne, vous gardez donc dans un coin de votre esprit « je vais direction machin, je cherche le quai direction machin ». Vous le trouvez. Pour acheter votre billet, vous restez stupide quelques instants devant la machine, avant de vous rappeler que vous avez lu ce super article, donc ticket ok, vous passez le portillon.

Donc on est d’accord, je suis gentil, parce que vous allez prendre la bonne direction et le bon ticket. Parce que moi (et d’autres hein, non mais oh), j’ai pu faire un ou deux trajets dans le mauvais sens, ou avoir perdu de l’argent dans un billet trop cher…

Ah, pour ajouter un incident, je vous adjoins un camarade de jeu qui vous accompagne, le trajet se fait donc en duo.

Donc, sur le quai, vous dirigez votre regard vers le panneau d’annonce des trains. Stupeur et tremblements : aucun des prochains trains n’a pour destination le terminus que vous avez si consciencieusement appris par coeur ! Est-ce le bon quai ? La bonne ville ? Le bon pays ? Un train arrive, panique ! Vous tentez de consulter un plan mais trop de lignes s’entrecroisent, impossible de comprendre sa direction, et votre compagnon, plus optimiste que vous, rentre dans le train. Vous mettez quelques secondes de trop pour le suivre. Les portes se referment entre vous. Vous tentez de contrecarrer leur fermeture… mais non, pas de cela ici : quand on ferme, on ferme. Horreur, tristesse, petits bras musculeux ou regards larmoyants n’y font rien, votre ami(e) part sans vous. Vous lui faites signe de faire demi-tour au plus vite et attendez son retour la queue entre les jambes. En attendant, vous affectez une contenance tranquille, mais puisqu’on est dans un cauchemar, c’est probablement le moment propice pour vous signaler que vous avez omis de mettre un pantalon avant de sortir ce matin, et que les autres voyageurs ne manquent pas de le remarquer. Il me faut aussi signaler que l’anecdote n’est pas totalement imaginaire non plus, hein Camille :). (L’anecdote des portes qui se ferment, pas celle du pantalon…)

Bon, bref, mettons que vous finissez par monter dans un train. Votre cauchemar vous propose deux options, que l’on peut difficilement combiner, mais comme c’est un cauchemar, hein…

Progressivement, vous prenez conscience que votre train ne prend pas du tout la bonne direction. Parce que bien entendu, vous avez beau vous trouver sur une ligne de la compagnie X, dont le terminus est Z… les trains peuvent devenir des trains d’une autre compagnie et aller plus loin, ou changer de direction en cours de route (c’est pour cette raison que l’affichage ne correspondait pas au terminus que vous attendiez). Vous vous retrouvez donc en direction de je ne sais quel bled, et pour couronner le tout, vous avez pris un super express qui zappe les trois-quarts des stations.

Vous finissez par descendre en pleine cambrousse, prenez un train local (contraire d’express, omnibus quoi) rempli, dans la bonne direction. Vous voulez passer le temps sur candy crush, mais une vieille dame vous indique un signe : les places prioritaires sont proches, portable OFF. Rraah…

Vous parvenez enfin, en retard, transpirant de stress, froid de climatisation, aux lignes de l’ultracentre que vous devez prendre. Vous vous dites « c’est bon, ces lignes du centre ne font pas de distinction express/omnibus, c’est comme la ratp et le RER de Paris ». WRONG. Il peut y avoir des express. Vous ratez encore votre station.

Retour, bonne station, vous passez votre ticket, OUIN OUIN OUIN ROUGE ROUGE NON NON NON. Pas le bon ticket, finalement. Et vous n’avez pas votre portefeuille, disparu avec le reste de vos habits.

Je pense que c’est suffisant pour cette fois.Vous vous redressez en sursaut dans votre lit. Avec un peu de chance, seuls un ou deux de ces incidents se produiront aujourd’hui…

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2 réflexions sur “Cauchemar ferroviaire

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