Trois excursions d’automne – Number one : Nikko

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Hey hey hey,

C’est l’automne, c’est les feuilles rouges, c’est le moment de partir se balader ! Premier objectif : Nikko, à une journée de Toyko, vers le nord. Ça s’est passé il y a déjà quelques semaines, profitant du prétexte de la visite d’une amie de Dulcinée-Camille, Sarah.

Si vous avez surtout envie de voir des photos, n’hésitez pas à aller directement sur l’album en cliquant ici.

Résidant assez loin dans le sud de Tokyo (en fait, il n’est pas possible d’habiter plus au sud sans sortir de Tokyo, puisque nous sommes presque au bord de la rivière qui marque la limite avec la préfecture voisine de Kanagawa), il nous fallait déjà une heure pour rejoindre la gare Tobu-Asakusa, de laquelle partent les trains de la compagnie Tobu qui nous permettraient de rejoindre facilement Nikko, grâce au pass que je mentionne ici.

Nous partîmes donc trois (et par un prompt renfort nous restâmes trois parce que c’est pas une bataille, c’est pas le Cid, et on n’allait pas à un port*). Réveil à 5h du mat’, 2 changements pour Asakusa, et nous arrivons une minute en retard pour le train visé. Hyperdia c’est pratique et indispensable pour calculer ses trajets, mais ça sous-estime BEAUCOUP les durées. Bon, pas grave, le train suivant est une heure plus tard, et nous allons faire un tour dans le quartier touristique d’Asakusa. Connu pour son portique d’entrée (Kaminari-mon, porte de la foudre), suivi d’une allée entièrement dédiée au shopping touristique, menant au temple bouddhiste Sensô-ji, le plus vieux temple de Tokyo (VIIe siècle). En cette heure matinale, les boutiques étaient fermées, il n’y avait quasiment personne malgré le beau temps, les tireurs de pousse-pousse n’étaient pas encore de sortie, nous épargnant leur racolage bruyant. Régnait donc une atmosphère paisible qu’il est très rare de trouver en ces lieux ultra-touristiques.

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Après cette petite visite (que nous réitérerions bien sûr ultérieurement pour visiter les boutiques du quartier), direction Nikko, pour de bon cette fois-ci. L’attraction majeure y est un groupement de temples divers, datant principalement du shogunat Tokugawa (XVIIe siècle), inscrits au patrimoine mondiale de l’Unesco, à l’aspect assez impressionnant, voire clinquant, qui évoque assez fortement la Chine (rouges et ors abondent). Donc une heure et demie de train, puis un petit trajet en bus depuis la gare, et nous voici dans l’immense allée menant au plus grand site sacré, le Tôshô-gu. Je vous jure, à Nikko et ailleurs, dans ces allées gigantesques bordées de hauts cèdres (ou cyprès ?) du Japon (cryptomeria, sugi en japonais), marquées par des torii (portiques sacrés) immenses, on se croirait dans les vestiges de quelque civilisation de géants. C’est assez enivrant. Et puis surtout, au détour d’un temple, bim : un érable qui a décidé de faire son show total en avance.

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Après cinq minutes de visite je suis déjà totalement comblé.
Et donc nous continuons, Tôshô-gu déjà mentionné (qui comporte de nombreux éléments célèbres comme les trois singes, le chat qui dort, ou encore le tombeau de Tokugawa Ieyasu, unificateur définitif du Japon au XVIIe siècle).

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Une fois cet impressionnant temple visité, nous dévorons un petit bentô au pied d’une pagode dans la grande forêt de cryptomeria, puis admirons le pont sacré Shinkyô. Enfin, plutôt que d’enchaîner d’autres temples moins impressionnants et pour la plupart en cours de rénovation, nous obliquons vers une promenade annexe bien moins fréquentée, celle des bake-jizô. Jizô est une divinité bouddhique dont on retrouve toujours une multitude de statuettes, souvent au bord des chemins. En l’occurrence, des dizaines d’entre elles bordent cette promenade, et lorsqu’on les compte en passant devant elle, le nombre final est censé être inférieur au retour, par rapport à l’aller. Fascinante énigme. (Pour l’anecdote, ça a marché pour moi, pas pour Camille, et Sarah a admis qu’elle s’est de toute façon trompée plein de fois pendant la balade.)

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Nous retournons ensuite vers la gare, repassant devant le pont sacré au soleil couchant, attrapons in-extremis un bus qui nous épargne 25 minutes de marche, et reprenons le train vers Tokyo ! Une journée bien chargée, qui valait le coup rien que pour l’érable.

Comme dit au début, pour plus de photos, cliquer ici.

Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort,
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port
Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
Les plus épouvantés reprenaient de courage.

Le Cid, Corneille.

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